Rue Catinat : des Cévennes à Saigon...

1907 - Saint-Jean , dans les Cévennes, terre des Camisards...
Comme la plupart des jeunes tisseuses de la filature de soie, la belle
Anaïs , fille d'un ouvrier agricole est pauvre, et... catholique.
Vincent , à qui l'on prédit un brillant avenir, est fils d'un notable
protestant, pharmacien, et maire du village. Leur première rencontre,
un véritable coup de foudre, durera plus de quarante ans, malgré les
blessures de la vie.
À l'époque, la politique divise moins que la religion...
Cette union, scandaleuse pour l'époque, les amènera à vivre à
Montpellier tout d'abord, puis à Tadenas, avant de tenter l'aventure
des Colonies.
Ils s'embarquent sur l'"Amazone", un paquebot de la Compagnie
des Messageries Maritimes, en partance pour Colombo (Ceylan).
C'est l'époque des premiers films Kodak, de la vie fastueuse des colons...
Le jeune couple va rapidement trouver la prospérité dans cette
lointaine et mystérieuse Indochine, qui s'ouvrait alors aux occidentaux,
en Cochinchine précisément.
1931 - Saïgon , après le quartier populaire de Cholon, c'est la
Rue Catinat qui marque l'aboutissement d'une existence captivante,
entre deux conflits qui bouleversèrent le monde, et furent aussi la cause
de vengeances personnelles, quand la paix fut enfin revenue...
"Rue Catinat" , c'est la vie de deux êtres volontaires et
courageux, aux destins exceptionnels, unis pour le meilleur
et pour le pire.
Désormais libéré de ses obligations professionnelles, Pierre Chante ,
a voulu raconter l'histoire captivante d'une famille peu commune,
la sienne. Pour notre plus grand bonheur, car il eut été dommage
de ne pas nous faire partager ses souvenirs d'une époque
aujourd'hui révolue.