Les années fastes

Pékin, 2013. La Chine vit son heure de gloire, alors que le monde autour
n'a pas réussi à se relever de la crise économique. Le pays semble flotter
dans un équilibre harmonieux, les gens s'amusent et se divertissent à
leur guise à l'intérieur de cette bulle utopique, à la manière des habitants
du Truman Show. Ils se sentent libres, capables de réaliser leurs rêves, si
tant est qu'ils ne bravent pas certains interdits.
L'écrivain Lao Chen, se laissant vivre dans la torpeur de Pékin, a grandi
entre Hong Kong et Taïwan. Un jour, il rencontre quelques amis de
longue date, qui lui font entrevoir une tout autre réalité : Fang Caodi lui
répète, inquiet, qu'un mois entier de l'année 2011 a disparu ; Xiao Xi,
anxieuse, change sans cesse d'adresse électronique, convaincue d'être
surveillée par les autorités. Et la population entière semble frappée d'amnésie
collective...
Lao Chen va bientôt être emporté malgré lui par la vague des quelque
contestataires, et peu à peu, il va découvrir, derrière le masque de perfection,
le vrai visage de la Chine : une face sombre derrière des illusions
aveuglantes...
La grande force des Années fastes provient de son inhabituelle honnêteté
quant à certains aspects de la réalité contemporaine chinoise. Car Chan
Koonchung se démarque de ses confrères du continent, en cela qu'il
n'hésite pas à aborder les zones interdites de la vie politique chinoise.