Frangin

«Tiens, tu fais la couverture d'un magazine avec
Dieudonné et Zemmour. En dessous du trio, les mots :
"antisémitisme, racisme" et en rouge sang : "voyage
dans une France xénophobe". Tu n'en es pas arrivé
là ?! J'ai envie de m'allonger par terre, de pleurer,
vomir, ou hurler ; je ne sais plus. Déjà je cours
me réfugier à la maison où, sur ma porte à peine
refermée, j'alterne les pleurs de rage, de colère, et
surtout de chagrin... Ça va trop loin. Ça va s'arrêter
où ?»
Révélée à dix-sept ans par Claude Berri, Agnès
Soral n'a jamais quitté les écrans ni la scène.
À travers son parcours, ses souvenirs d'enfance, ses
blessures, l'actrice dresse en filigrane le portrait de
son frère, le polémiste Alain Soral, pour tenter de
comprendre comment il en est arrivé «là». Tour à
tour drôle, révoltée ou tendre, elle livre un récit fort
et rappelle que si l'on ne choisit pas sa famille, on ne
doit pas en devenir la victime.