Relation d'un voyage chez les sauvages de Paris

«J'ai donc parcouru les tribus indiennes sans fatigue
et sans danger ; j'ai vu leurs traits, j'ai touché
leurs armes, leurs pipes, leurs scalps ; j'ai assisté à
leurs initiations terribles, à leurs chasses audacieuses,
à leurs danses effrayantes.»
C'est la George Sand (1804-1876) humaniste et passionnée
qui rapporte, dans Relation d'un voyage chez
les sauvages de Paris , sa rencontre, à quelques encablures
de chez elle, avec des Peaux-Rouges. Étude
de moeurs et critique sociale, cette lettre à un ami,
parue en 1846, est le récit d'une fascination pour
un peuple, dit primitif, et de sa confrontation à la
société occidentale. Dans ces pages se déploie ainsi
l'Amérique sauvage, originelle, qui, brisée, cherche
à survivre parmi les Blancs en préservant sa culture.