La véritable histoire de Constantin

La tradition historiographique dans sa diversité considère la
conversion de Constantin au christianisme comme un moment décisif
tant pour l'histoire de la Chrétienté occidentale et de Byzance
que pour celle de l'Empire romain. Sa victoire sur Maxence, le 28
octobre 312 au pont Milvius, est restée célèbre car c'est à la veille
de la bataille que Constantin aurait vu une croix lumineuse. Les
conséquences idéologiques sont immenses et l'Empire donne ainsi
à l'église chrétienne une position officielle (édit de Milan, 313). En
325, est réuni, à son initiative, le premier concile oecuménique à
Nicée pour mettre un terme à l'hérésie arienne qui déchirait l'Église.
Cet empereur au long règne (306-337), maître tout puissant de
l'Empire après plusieurs guerres contre ses rivaux, met fin au système
tétrarchique en rétablissant la monarchie héréditaire. Homme
politique d'exception, Constantin est aussi un grand bâtisseur.
Constantinople, la ville qui porte son nom, sera pour onze siècles la
capitale politique, culturelle et artistique de l'Empire romain
d'Orient, le centre d'une brillante civilisation.
À sa mort, après avoir favorisé de nombreuses réformes politiques,
monétaires et fiscales, sociales et religieuses, Constantin laisse derrière
lui un empire pacifié. De ce personnage pragmatique et efficace
que disent les sources controversées tant païennes que
chrétiennes ? On trouvera dans ce livre le récit des grandes étapes de
sa vie, au travers des témoignages favorables ou défavorables de
Lactance, Eusèbe de Césarée, Libanios, Zosime et bien d'autres.