Le centième nom

Un soir de grande chaleur, quelque part en Israël.
Deux garçons du même âge se rencontrent par hasard. Chacun est réfugié
dans sa douleur quotidienne, son errance et sa peur du lendemain.
L'un est palestinien, l'autre israélien.
Tout ce qui les différencie, tout ce qui les oppose est prétexte à nouer un
dialogue imprévu, parfois dur, parfois tendre, à la lisière de la détresse, mais
toujours proche de la concorde, de l'amitié des hommes... du désir.
Une trêve pour l'intégration.
Un répit dans la fatalité.
David.
... tu vois nos dirigeants n'ont pas su nous unir dans la joie,
mais ils auront su nous balancer la même peine... la même
poussière à avaler... la même douleur dans nos regards.
Nous sommes des victimes... Le monde est fait de victimes
ou d'esclaves, comme tu veux... Nous sommes tellement
manipulés.
Jihed.
Dommage que tu ne sois pas mon frère.
David.
Mais, je le suis Jihed... En tout cas, nous l'avons été... Nous
sommes un.
Cette pièce écrite en deux jours après que des images violentes aient heurté
la sensibilité de l'artiste est une oeuvre pleine d'émotion et d'intelligence,
un hymne à la paix, au-delà de nos semblables différences<sup>©</sup>, un cri !
À lire et à relire, comme un roman.
Une petite heure inoubliable.
«Semblables différences» peinture de Michel Giliberti
reproduite dans son roman
«Les yeux silencieux» aux éditions bonobo