Pechelbronn : à la source du pétrole (1735-1970)

Pechelbronn : à la source du pétrole (1735-1970)

Pechelbronn : à la source du pétrole (1735-1970)
Éditeur: Hirlé
2007480 pagesISBN 9782914729574
Format: BrochéLangue : Français

Pechelbronn est l'une des plus anciennes exploitations de gisement pétrolier de la planète.

A tort, l'historiographie fait commencer l'histoire du pétrole en 1859 à Titusville en

Pennsylvanie. A cette date, les mines de sable bitumineux des Le Bel sont vieilles de 124

ans et la dynastie se lance dans la distillerie industrielle pour répondre à la concurrence

des huiles d'Autun.

Comment les activités pétrolières ont-elles débuté en 1735 à Pechelbronn en

Alsace ? Comment se sont-elles prolongées jusqu'en 1970 ?

La brouille des actionnaires de la Compagnie d'Asphalte permet à la famille Le

Bel de s'emparer de la concession en 1760. La mine et la manufacture de graisse

associées à une exploitation agricole constituent les bases économiques de leur

stratégie dynastique.

De 1868 à 1888, le Pechelbronn subit des transformations grâce à la révolution

industrielle : l'extraction par forage remplace la technique des galeries, l'entreprise

prospère, mais Joseph-Achille Le Bel et ses soeurs préfèrent quitter l'Alsace annexée

par les Allemands en 1888. La société anonyme alsacienne, qui prend alors

en charge la concession, ne peut empêcher la mainmise des capitaux d'outre-Rhin.

La Deutsche Erdöl Aktiengesellschaft D.E.A. acquiert les pétroles alsaciens en 1906

afin de créer une société pétrolière allemande de dimension européenne. Pendant

la Première Guerre mondiale, la reprise du creusement de galeries intensifie

l'extraction. Les Allemands sont expulsés en 1918 et la Société Anonyme d'Exploitations

Minières Pechelbronn S.A.E.M. devient, entre les deux guerres, l'instrument

de la politique pétrolière française. Désormais, l'entreprise ne fonctionne plus selon

les lois du marché.

En 1940 l'Allemagne annexe à nouveau l'Alsace, la D.E.A. récupère le gisement

et la S.A.E.M. survit au-delà des Vosges grâce à ses filiales. A la Libération,

elle reconstruit la raffinerie bombardée mais l'extraction baisse et l'Etat réduit ses

subventions. Le démantèlement du site se prolonge de 1951 à 1970, date de la

cessation de l'activité pétrolière. Les filiales se sont restructurées autour de l'enseigne

Antar pour former le septième groupe de raffinage et de distribution français.

Il constitue une étape significative dans le développement du groupe Total ,

aujourd'hui quatrième société pétrolière mondiale.

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