Les chinois croqués par Cham & Daumier

Les chinois sont croqués par Cham et Daumier à l'occasion de la Seconde guerre de l'opium (1856- 1860). L'expédition Anglo-française manifeste la violence économique et militaire de l'impérialisme avec son lot de traités léonins - « Traité de Tianjin » (1858), « Convention de Pékin » (1860) - et de destructions : le sac du « Palais d'Été » ponctué par l'incendie des folies européennes dans le style rocaille adapté à la Chine par les jésuites italiens et français au XVIII<sup>e</sup> siècle ! Les dessins d'actualité édités dans « Le Charivari » de Charles Philipon puis en fascicules, pour ceux de Cham, sont autant de charges républicaines dirigées contre les pouvoirs despotiques de la Reine Victoria et de l'Empereur Napoléon III. Ils font le constat du déclin de l'Empire chinois et de l'opportunisme des nations européennes engagées dans une compétition mortifère où Russie et États-Unis viennent opportunément prendre leur part sans oublier le Japon.