Le Finistère face à la modernité entre 1850 et 1900

Quatre personnages, appartenant aux couches moyennes
de la société finistérienne, nous relatent, à travers
leurs cahiers de classe, leurs correspondances, leurs journaux
de bord et leurs cahiers de comptes, la façon dont la
modernité les a touchés entre 1850 et 1900.
Une écolière morlaisienne de quinze ans reçoit un enseignement
dans lequel la tradition nationale-catholique la
plus rigide se colore de quelques apports modernes
concernant la gestion domestique. Deux capitaines au long
cours de l'Île de Batz sillonnent les mers, non sans déboires,
en s'efforçant de résister à la concurrence des steamers.
Un gentleman-farmer de Plounéventer multiplie les
expériences agronomiques avant de se retrouver au coeur
de "la drôle de guerre" de 1870, sanglant prélude des
conflits mondiaux du 20<sup>e</sup> siècle.
Ces quatre comparses de l'histoire subissent l'emprise
croissante de la culture française, qu'ils combinent plus ou
moins harmonieusement avec les manières de penser et
de sentir indissociables de leur langue maternelle, le
breton.
Tous ensemble, ils contribuent à ruiner le mythe d'une
Bretagne figée dans la routine et l'archaïsme.