Beckett ou Le meilleur des mondes possibles : En attendant Godot, Oh ! Les beaux jours

Les oeuvres de Beckett ont bouleversé les liens entre le théâtre et l'écriture.
Elles ouvrent les années 1950 sur l'avant-garde, mais leur actualité
n'a cessé de s'affirmer depuis la création d' En attendant Godot , en 1953.
Cette année 2009 marque deux anniversaires bien différents, celui du
prix Nobel de littérature en 1969 et celui de la mort de l'auteur en 1989.
Pour la deuxième fois, le théâtre de Beckett, qui domine la scène littéraire
de la seconde moitié du XX<sup>e</sup> siècle, est au programme de l'agrégation de
Lettres modernes.
Pour caractériser le théâtre de Beckett, les mots qui reviennent le plus
souvent s'accommodent du contraste de leurs antonymes : silence et
parole, cruauté et tendresse, tragique et dérisoire, mort et désir, horreur
et humour... Faut-il en conclure qu'on pourrait, de cette oeuvre, affirmer
tout et son contraire ? À qui lui demande le sens de ses pièces, le dramaturge
nous laisse d'autant plus libres de leur interprétation qu'il n'a rien à
en dire ! Si l'on peut aujourd'hui toujours construire un discours neuf sur
Beckett, c'est sans doute à condition de savoir le lire et d'entrer dans son
univers en faisant preuve d'un esprit libre, attentif et respectueux.