Les Parisiens ou l'été de la mémoire des abeilles : divertissement dramatique en quatre actes

Les secrets intimes des désirs, tout cela à vue,
sortis avec science et rythme du fond de la nuit
noire et profonde qui nous habite.
Voir les coeurs, d'une certaine manière donc,
sous toutes leurs coutures, le mot est faible, et
en rythme, ce qui veut dire en musique aussi,
pour ne pas lasser.
Raconter l'histoire d'un naufrage terrible et
singulier : celui de l'humanité tout entière, ou
du moins celui d'une de ses parties les plus
irréversiblement et joyeusement prédisposée à
disparaître, c'est un peu cela Les Parisiens.
Dessinant soudainement sous nos yeux
- comme un cauchemar, une nausée depuis
toujours réprimée trouvant brusquement la
sortie - l'image même de l'effrayante et diffuse
certitude : celle d'être, à nous-mêmes et au
monde, morts, depuis déjà si longtemps.
Pascal Rambert