Quatre saisons en Quercy blanc

Partir/revenir : qu'est-ce qu'on perd ? qu'est-ce qu'on gagne ?
Sans qu'il se pose explicitement la question, c'est pourtant cela qui va
bousculer Nicolas de retour, par inadvertance, dans son Quercy natal...
Tout a changé au village, bien sûr ! Sans compter les complications imprévues
qui vont l'obliger à prolonger son séjour pour les besoins d'une
enquête. Qui a tué Lili, la jeune et ravissante amie de Magali ? Pourquoi
le vieil Émile se terre-t-il chez lui quand il ne divague pas, errant dans
les causses déserts ?
L'alibi que Pauline a fourni à son volage mari ne serait-il que diversion
pour préserver leur florissant commerce ? Nicolas saura-t-il entendre la
leçon de sagesse toute britannique de John Lester ?
Que choisir : la Norvège ou le Lot ? La blonde Anna ou la brune Magali ?
Quatre saisons, déroulant les beautés secrètes et préservées de la campagne
quercynoise, ne seront pas de trop pour que Nicolas mûrisse sa
décision...
Au commencement, il y a un axe, un arbre : le chêne quercus.
C'est dans le Quercy blanc que s'ouvrent, à une époque révolue, - celle du labour
avec les boeufs, des dépiquages, des Rogations - les grands yeux d'une petite fille
élevée à la campagne, sans électricité ni eau courante, mais nantie d'une liberté
incomparable.
L'arbre s'éloigne : il a fallu «monter à Paris» où les immeubles sont si hauts que les
rues en sont noires et les gens toujours pressés. Mais, chaque année à la saison des
genêts, on retourne dans le Lot. Quand surgissent les orages de la vie, c'est dans les
causses, les serres et les bois de chênes tordus qu'on retrouve source et vie. Feuilles
de chêne devenues rousses, feuilles d'écriture devenues vertes, passion de toujours
enfin libre de s'assouvir dans le Quercy qui les inspire.
Mirabelle Toilot