Johannesburg : épilogue 621

Le récit commence à San Francisco en 1945, où
les « grands » journalistes américains côtoient une
journaliste d'Afrique du Sud et un journaliste gaulliste,
tous deux rejetés. Vingt cinq ans après, l'amour
d'une fille retrouvée parvient à faire sortir la métisse
Cathy Sullivan des griffes de l'Afrique du Sud et de sa
« Spécial Branch ». Mais l'amour de son pays et celui
de sa mère l'emporteront dans l'esprit de Cathy. Elle
fuira alors la liberté de la France pour se jeter dans la
gueule du monstre. La grandeur, la médiocrité, le courage,
la haine et l'amour se côtoient dans cette fresque,
où la nature si belle de l'Afrique du Sud n'empêche
aucun des drames de cette tragédie à l'antique de se
produire. Lombre de Nelson Mandela, emprisonné, se
projette sur le pays, déjà révéré, mais encore impuissant.
Cathy se brûle à la lumière trop forte du pays
de sa mère. Comme cette photo de la couverture, où
les éléphants semblent montrer le seul moment de
paix : quand la mort et son respect ont tout effacé.