Marx, du travestissement stalinien à l'échec : vers un nouvel essor ?

Selon l'auteur de ce livre, le stalinisme n'était pas une forme du
communisme. Il constituait, au contraire, un travestissement des
thèses de Marx, en rupture avec la politique antérieure du jeune État
communiste.
Il n'était pas seulement totalitaire et liberticide. Il pérennisait les
«stigmates de la société capitaliste». Il était composé d'une stratégie
et d'une idéologie spécifiques. Leur application a mené l'URSS à l'échec
et la ruine, mais aussi les partis communistes, dont le parti communiste
français, malgré les innovations de ses dirigeants.
Or, l'analyse politique du stalinisme n'a pas été effectuée. Elle est
pourtant nécessaire à la renaissance de ces partis à la hauteur des
enjeux, ne serait-ce que pour contribuer à la mise à jour des raisons
de leur échec. Car après soixante-dix années de luttes sociales qui ont
«changé la vie», ils sont largement reniés par les masses prolétariennes,
au moment où la mondialisation de l'économie libérale et la régression
sociale récurrente exigeraient le développement de leur influence.
Inévitablement, subsistent les traces de leurs erreurs fatales.
Par exemple, en quoi la politique d'union gouvernementale avec le
parti socialiste, telle qu'elle a été pratiquée en France dans ces années,
était-elle ou non stalinienne ? Pourquoi les situations exceptionnelles
de 1936, 1944, 1968 n'ont pas engendré de changement politique
au-delà des conquêtes sociales ?
Ce livre constitue le troisième élément du triptyque que forment avec
lui Marx vérifié par l'expérience et De l'indignation à la révolution édités
les années précédentes par L'Harmattan.