Infirmeries monastiques : les soins de santé dans les abbayes de Wallonie, du Moyen Age aux Temps modernes

À côté de la prière communautaire, du travail manuel ou de l'accueil des hôtes, les soins
donnés aux frères et soeurs infirmes occupaient jadis une part importante de la vie monastique,
dans l'esprit du précepte de saint Benoît : on prendra soin des malades avant tout et
par dessus tout (Règle, 36, 1). Des études archéologiques, archivistiques et anthropologiques
- dont certaines encore inédites jusqu'ici - ont été menées sur les infirmeries de plusieurs
abbayes de Wallonie : Aulne, Floreffe, Orval, la Paix-Dieu, Saint-Jacques, Saint-Laurent,
Saint-Martin de Tournai, Stavelot et Villers. L'infirmerie monastique y apparaît
comme une sorte d'abbaye en miniature, avec ses lieux séparés, sa configuration propre et
ses traditions médicales, parfois fort éloignées du stéréotype du moine herboriste dans son
jardin de plantes médicinales...