Les moulinets Luxor

Venu tardivement à la pêche, vers 16 ans, je me suis
vite passionné pour ce loisir à travers la pratique de
la pêche au coup de compétition jusqu'en 1992.
Je suis devenu collectionneur par un heureux
hasard. En 1980, j'ai trouvé et acheté chez un
bouquiniste de Troyes, un catalogue du Pêcheur
Ecossais de 1914. La technicité et
la diversité du matériel présenté
dans cet ouvrage m'ont surpris et
en même temps émerveillé. Très
rapidement, j'ai fait l'acquisition,
dans une brocante, d'un moulinet
à tambour tournant de marque
Shakespeare. La découverte, dans
un salon de pêche, de la collection
de Michel Guet, qu'il présentait,
m'a définitivement donné le
virus. Assez vite, j'ai décidé de
me spécialiser dans la recherche
des moulinets à tambour fixe français et les
moulinets LUXOR, qui représentent à eux seuls un
thème de collection à part entière en raison de leur
qualité, leur diversité et leur longévité. Lorsque j'ai
rencontré Jean-Noël Bohn, j'ai immédiatement été
séduit par son idée d'écrire un livre sur les
moulinets LUXOR.
Je tenais à préciser que je ne suis pas pêcheur. J'ai
commencé à m'intéresser aux moulinets (par
amour de la mécanique) en 1978 à la suite d'un
stage de service après vente que j'ai fait aux usines
Mitchell, à Cluses. Suite à l'acquisition de mon
1<sup>er</sup> moulinet, un vénérable Mitchell à pick-up index
qui sommeillait sur une étagère et
dont on m'a fait cadeau.
Très vite, j'ai observé les différents
modèles et variantes qui
me passaient entre les mains,
m'occupant de la réparation des
moulinets dans le magasin
familial d'articles de pêche. Ce
n'est qu'en 1982, à la lecture
d'une petite annonce passée dans
un journal local que ma passion a
réellement débutée. En 1983, j'ai
eu la chance de rencontrer Michel
Guet qui m'a transmis le goût de la recherche,
non pas celle de l'objet statique dans une vitrine,
mais celle de son histoire. Nous avions déjà
envisagé le projet d'écrire un livre sur les moulinets
LUXOR.
Le destin en a décidé autrement. Ce projet est resté
en sommeil jusqu'à ma rencontre avec Philippe
Sossong.