Monographie de la paroisse de Biénac

Qui aime son pays ne doit pas avoir l'unique ambition de
voir celui-ci riche et prospère et marchant fièrement dans la
voie du progrès. Qui aime son pays doit aussi mêler la curiosité
à son amour et regarder derrière lui, en s'éclairant du
flambeau qui, de sa lumière, déchire les ténèbres de l'histoire.
Cette curiosité, à mon avis, est saine ; elle n'invite pas à
scruter les actes des autres, je la limite à la connaissance du
passé, à l'histoire de nos ancètres, à celle des lieux qui nous
entourent et que nous aimons, à celle enfin des nombreux
monuments de tous les âges qui couvrent notre pays, et qui
sont comme le livre de raison des générations qui nous ont
précédés.
Chacun de nous aime à parler et à se souvenir de ses ancêtres,
alors même que leurs noms ne sont pas inscrits,
glorieux, sur les Tables de bronze du palais de Versailles.
Pourquoi l'histoire de notre pays, pourquoi les traditions des
temps disparus, avec leurs moeurs, leurs coutumes, voire
même leurs superstitions, nous laisseraient - elles indifférents
?