Châtillon d'Azergues : son château, sa chapelle et ses seigneurs. Notice analytique

Les villes, les villages et leurs édifices n'existent réellement que lorsqu'ils sont historiquement situés. Fort de cette vérité d'évidence, l'auteur de cet ouvrage a méthodiquement consulté tous les documents qui constituaient les jalons écrits de la mémoire collective locale pour faire revivre Châtillon, son château, sa chapelle et ses seigneurs. C'est ainsi que nous apprenons, à propos des débuts de la seigneurie, qu'il y avait une famille de Châtillon, qui érigea le manoir originel, «possessionnée dans nos contrées» (dès le XI<sup>e</sup> siècle), qu'Amblard était seigneur de Châtillon, vers l'an 1100 et qu'une charte fut accordée aux Châtillonnais par Etienne d'Oingt en 1260.
Toujours dans cette perspective d'une référence scrupuleuse aux archives, et après avoir reconstitué la circonscription féodale (qui figure sur le plan cadastral), avec tous les lieux-dits, les hameaux et les subdivisions de l'époque, A. Vachez nous relate la période troublée par les discordes et les guerres de la co-seigneurie d'Oingt et d'Albon qui nous conduit jusqu'à la fin du XV<sup>e</sup> siècle et la mort de Jean de Chabannes, en 1524, au côté du chevalier Bayard, dans la retraite de Rebec, qui clôt l'ère chevaleresque de la seigneurie, désormais aux mains de la famille (bourgeoise) Camus... Impossible cependant de quitter cette succession de maisons brillantes sans passer en revue les généalogies et évoquer les armoiries : de sable à la croix d'or pour les d'Albon, d'argent à la fasce de gueules chargée de trois étoiles d'or pour la maison d'Oingt et de gueules au lion d'hermine, armé, lampassé et couronné d'or pour Chabannes. Les fiefs et les chapelles de la seigneurie de Châtillon sont, eux aussi, répertoriés et le château, toujours reconnaissable à «ce caractère de grandeur qui le plaçait jadis au premier rang parmi les châteaux forts de la vallée de l'Azergues», est longuement décrit, ainsi que la chapelle qui servit d'église paroissiale aux habitants du bourg jusqu'en 1722. Pour finir, Vital de Valous explicite avec flamme, dans sa Notice sur la charte de 1260, tout ce qui concerne l'affranchissement communal, en précisant toutefois qu'il faudra attendre le XVI<sup>e</sup> siècle pour que les Châtillonnais puissent s'administrer eux-mêmes.