Empreintes de Roland Barthes

Coordonnée par Daniel Bougnoux, une journée INA-Sorbonne
s'est tenue à la salle Louis-Liard, le vendredi
13 juin 2008, pour traiter des «Empreintes de
Roland Barthes». Plus vivace que le signe symbolique,
la notion d'empreinte fait référence aux
marques laissées par un corps, et l'on sait à quel point
du corps , désirable autant qu'énergumène, aura tourmenté
l'auteur de L'Empire des signes.
Il y eut en effet plusieurs Barthes, dont le nom demeure
généralement accolé à la percée baptisée «sémiologie»
dans le champ des sciences humaines. Lui-même pourtant
ne s'en contenta pas ; le théoricien militant du
théâtre populaire, puis d'une sémiologie d'abord marquée
par Brecht, glissa au fil des années soixante-dix de
la culture des codes à l'approche délicate des corps, et
notamment de ces traces ou empreintes sensibles dont
témoigne, après le théâtre, la photographie. Son dernier
livre, La Chambre claire , traite de l'indice, de l'aura, de
l'empreinte.
Douze intervenants employèrent cette journée à tirer
d'une grande oeuvre leurs propres matériaux, et à dire
les empreintes semées en eux par Roland Barthes - à
la façon d'un chat.