La terreur islamiste

La France en a été une des premières victimes, avec la campagne
d'attentats menée à Paris en 1986 par un groupe qu'on ne
qualifiait pas encore d'islamistes. On y retrouvait des musulmans
installés en France, d'autres habitant le Maghreb, certains
liés aux services iraniens qui avaient des comptes à régler avec
la France. Mais ils ne se réclamaient pas encore du "Djihad".
La guerre en Afghanistan entre les moudjahidin et les
Soviétiques faisait encore rage et personne ne connaissait le
nom d'Oussama Bin Laden.
En 1996, lorsqu'il est parti s'installer en Afghanistan sous la
protection des Talibans et qu'il y a été rejoint par un groupe
fanatisé des survivants de la Jamaa Ismaliya égyptienne - historiquement
le premier mouvement fondamentaliste, dont un des
derniers survivants est le docteur Al Zawahiri, bras droit actuel
d'Oussama Bin Laden - le Djihad anti-occidental a vraiment
commencé. S'attaquant aux Juifs et aux Croisés ainsi qu'aux
gouvernements des pays arabes modérés, en premier lieu,
l'Arabie Saoudite.
Depuis l'attentat de Marrakech en 1994, il y en a eu beaucoup
d'autres. En Afrique, avec la destruction des ambassades américaines
de Nairobi et de Dar Es Salam, en Tunisie, au Yemen,
à Bali. La liste est longue et continue de s'allonger.
Al Qaida s'est implanté en Europe, a tenté de commettre des
attentats aux États-Unis, avant le 11 septembre 2001 et a très
probablement fait exploser le vol 800 de la TWA, après son
décollage de New York.
Ce sont les dessous de certaines de ces opérations que
vous retrouverez dans cet ouvrage qui vous aidera à mieux
comprendre comment fonctionne désormais le réseau de la
terreur islamiste.