Nous ne méritons pas les chiens

L'histoire oscille entre la réalité : une chambre d'hôpital
psychiatrique où est internée Louise et l'univers mental de
cette même Louise, un prétoire, où se déroule le procès de sa
vie sous la présidence d'un juge allergique au bonheur.
À la barre, se succèdent, parmi d'autres personnages hauts en
couleur, un faux travelo (Glamour Oumloukoum), un enfant
mort de maltraitance, un chien à la recherche du Messie, une
assistante sociale body-buildée... ainsi que le Hasard, la
Destinée, la Vie et autant d'abstractions incarnées, en révolte
face aux agissements étourdis de ces humains.
L'intrigue, essentiellement construite en dialogues, se
déploie au fil des témoignages, qui mêlent le tragique et le
comique, l'humour et le pathos, en un théâtre de réjouissantes
extravagances.
Gudule nous donne à lire et rire une farce qui ne fera
pas mentir Romain Gary : « Ce sera finalement dans une
tarte à la crème que l'on retrouvera un jour, indélébile,
l'empreinte de la figure humaine. »