L'art du peintre, doreur, vernisseur

Jean-Felix Watin
L'art du peintre, doreur, vernisseur
Publié pour la première fois en 1772, l'art du peintre, doreur, vernisseur est
rapidement devenu l'ouvrage de référence de tous les artistes, architectes et
artisans intéressés par la décoration intérieure et ses techniques. Écrit par
un « marchand de couleurs » parisien considéré en son temps comme l'un des
plus avisé de la capitale, Jean-Félix Watin, ce texte devint un véritable
classique. Présentant par le menu les techniques de la peinture décorative,
les pigments, l'art de la dorure et du vernis, cet ouvrage prétendait offrir aux
hommes de l'art les principes les plus précis de leur métier. Tout y était
décrit depuis le choix d'une couleur en passant par les nuances
chromatiques, la confection des « assiettes » pour la dorure, les qualités
respectives des vernis d'ameublement et de décor. Et l'auteur, s'appuyant
sur une longue fréquentation des artisans et des professionnels, avait essayé
de mêler trucs de métier, savoir-faire reconnus et conseils personnels.
Rapidement apprécié ce livre eut une audience qui déborda le monde des
simples professionnels. Architectes de cabinet s'adonnant aux plaisirs de la
décoration et du second oeuvre - ce que l'on nommait alors « les dedans »,
peintres en mal de conseils pour leurs recherches de coloration, ou encore
les amateurs souhaitant surveiller un programme d'aménagement, l'art du
peintre, doreur, vernisseur obtint une place de manuel. Réédité peu de temps
après sa première apparition sur l'étal des libraires, il fut diffusé dans tout
le royaume et connu même une traduction en langue allemande. Promu
outil de promotion d'un certain art de vivre à la française, son audience
couvrit toute la fin du XVIII<sup>e</sup> siècle et perdura durant tout le siècle suivant
alors même que la chimie moderne commençait à proposer d'autres
médiums aux artisans du bâtiment.
Devenu rare et souvent conservé dans les bibliothèques, ce livre reste
fondamental pour toute personne oeuvrant sur le patrimoine architectural.
Il paraissait opportun de l'offrir aux professionnels comme aux spécialistes
de l'architecture ancienne dans cette ultime version, celle du XIX<sup>e</sup> siècle.