Analyse sociohistorique de la traduction des textes religieux et didactiques en langue yémba : le cas de l'arrondissement de Dschang

Analyse sociohistorique de la traduction des textes religieux et didactiques en langue yémba : le cas de l'arrondissement de Dschang
Le présent ouvrage intitulé Analyse sociohistorique de la traduction des textes religieux et didactiques en langue yémba : le cas de l'arrondissement de Dschang retrace l'histoire de la traduction des textes religieux et didactiques en yémba, évalue l'impact de la traduction sur la langue et sur la communauté, et identifie les difficultés auxquelles font face les traducteurs de ces domaines. Pour mener à bien cette étude, une enquête a été menée auprès de 100 personnes, soit 30 traducteurs (15 traducteurs religieux et 15 traducteurs didactiques), 50 fidèles et 20 apprenants du yémba. L'on a fait recours, pour l'analyse des données, à la méthodologie proposée par Pym (1998), à savoir l'archéologie, la critique historique et l'explication. La traduction a commencé en 1948 et les principaux artisans sont : les traducteurs, les enseignants et les étudiants-chercheurs. Tous ont contribué à la floraison des traductions en langue yémba et cette discipline a évolué à une vitesse fulgurante. L'analyse des données collectées révèle que les traducteurs en langue yémba font face à de nombreuses difficultés, notamment le manque de documents spécialisés en traduction, d'outils d'aide à la traduction, de séance de renforcement des capacités, l'insuffisance de la main-d'oeuvre qualifiée, de financement. La traduction
des textes religieux a contribué à l'évangélisation des populations et celle des textes didactiques non seulement au développement de la langue, mais aussi de la communauté yémba.