Genre et djihad : le théâtre, outil de prévention de la radicalisation ? : une expérience d'écriture franco-tunisienne

Genre et Djihad
Le théâtre, outil de prévention de la radicalisation ?
Une jeune femme maghrébine, étudiante brillante, semble être la proie d'un séducteur-recruteur qui la manipule sur le net et veut l'attirer en Syrie. Sa professeure de « Civilisation et de littérature française », avertie par son frère, et ses parents sidérés, ont-ils le pouvoir de la sortir de cette emprise ? Aura-t-elle la force intellectuelle de réagir, de préserver sa foi en un islam pacifique et de revenir à l'amour bienveillant de celui qui l'attend ?...
Cette pièce ouverte à plusieurs « langages » scéniques, qui oscille entre le burlesque et le drame du départ des jeunes pour le djihad est une farce contemporaine qui rit noir, dans le contexte historique des guerres menées à l'extérieur et des attentats subis à l'intérieur, puisque la barbarie ne tient qu'à un fil... D'ailleurs le personnage principal n'est-il pas l'écran versatile qui déroule tantôt les Textes, respectueux de l'humain, des Lumières puis de la Nahda (la renaissance arabe du 19<sup>e</sup> siècle) tantôt les élucubrations virtuelles du recruteur, lubrique et mortifère, sorte d'adolescent-délinquant, « humain avorté » prêt à toutes les exactions ?
Si bien que l'air de rien, dans le souffle des retombées desdits « Printemps arabes », l'on cherche la ligne d'horizon...Z
La relation interculturelle et la pièce elle-même sont analysées lors d'un Colloque ayant eu lieu à Sousse sur l'interculturalité dans les arts.