Radioscopies de l'Allemagne

L'année 2003 a été particulièrement riche en évènements pour
l'Allemagne, tant dans le domaine de la politique intérieure que dans
celui de la politique étrangère.
Sur le plan économique et social, le chancelier Schröder s'est enfin
montré offensif : placé au pied du mur par des résultats économiques
médiocres et un défi démographique croissant, il a fait adopter, non
sans difficultés et compromis, l'«Agenda 2010», qui introduit des
réformes considérables dans les systèmes de retraite et de santé.
Au sein de l'Union européenne, le gouvernement allemand a également
su faire preuve de volontarisme. Fort de plusieurs initiatives, il
s'est engagé fermement, aux côtés du gouvernement français, pour
que l'Union reste gouvernable après l'entrée de dix nouveaux pays,
quitte à reporter l'adoption d'un traité constitutionnel pour l'Europe.
Enfin, les relations avec les États-Unis, qui s'étaient excessivement
dégradées lors des préparatifs et tout au long de la guerre en Irak, ont
commencé à s'améliorer. Sans revenir sur sa position initiale, Berlin a
en effet montré sa bonne volonté dans la gestion de l'après-guerre,
notamment en acceptant de réduire sa dette bilatérale vis-à-vis de
Bagdad.
En analysant ces différentes questions, cet ouvrage - qui rassemble
les Notes du Cerfa publiées sur le site Internet de l'Ifri
(<www.ifri.org>) entre mars et décembre 2003 - permet de faire le
bilan d'une année particulièrement mouvementée outre-Rhin, tout en
traçant quelques perspectives d'avenir à court et moyen termes pour
un pays maintenant placé au coeur de l'Europe.