Vers une transcendance laïque...

Nous en serions à l'enfance de l'humanité, au stade de l'omnipotence
par lequel le jeune doit invariablement passer et qu'il doit
dépasser pour accéder au stade de la responsabilité... Par égocentrisme
excessif nous refusons de considérer notre coeur relationnel
et les interdépendances grâce auxquelles la vie se renouvelle en sa
créativité et en sa beauté : d'où notre destructivité. Grandir donc,
pour que la barbarie liée à l'immaturité appartienne au passé.
En cet état d'esprit, tâcher de penser une transcendance qui ne
se définisse pas par rapport à Dieu mais résulte de notre capacité
d'empathie profonde. Aussi, deviner ce que pourrait être une
religion civile et la fonder pour devenir suffisamment libre de nos
luttes fratricides dont le modèle originel est le duel entre Caïn et
Abel.
Alors, peut-être, notre conscience évoluera jusqu'à ce que nous
sachions atteindre le dieu vivant présent en chacun, d'où peut naître
le souci prioritaire d'être le gardien de son frère.