Ma vie a un prix

Un matin dans la banlieue de Lagos, au Nigeria, une
curieuse transaction s'accomplit. Il s'agit d'une adoption,
pratique répandue qui permet aux enfants de famille
modeste de pouvoir vivre dans un environnement plus aisé
et d'avoir accès à une éducation. Ce jour-là, l'heureuse élue
s'appelle Tina, elle a 12 ans et s'apprête à rejoindre la France
pour intégrer la famille Okpara. La mère, Linda, est femme au
foyer et le père, Godwin, footballeur au Paris-Saint-Germain.
Ils ont déjà quatre enfants et Tina rêve de pouvoir les suivre
à l'école ainsi que dans l'insouciance de leurs jeux. Mais dès
son arrivée à Chatou, près de Paris, la réalité est tout autre.
Exploitée, humiliée à longueur de journée, elle dort dans la
cave sur un simple matelas. Un jour, profitant de l'absence de
sa femme, son père adoptif la viole pour la première fois. Il
abusera d'elle durant des mois, jusqu'au jour où il sera surpris
en flagrant délit par son épouse qui se déchaînera alors sur la
jeune fille.
L'histoire de Tina se déroule au XXI<sup>e</sup> siècle, dans une banlieue
huppée de la région parisienne. Elle avait été adoptée
officiellement pour 375 euros : le prix de la vie d'une enfant
esclave.