Les sept péchés capitaux en jugement : le verdict du populaire

Un séminaire consacré aux «sept péchés capitaux», après un colloque dédié aux
«amours irrégulières», comme pour ne pas limiter l'exploration du Mal à la seule
luxure...
À la recherche de thèmes d'études fédérateurs, l'équipe n'a pas reculé. Elle a ainsi
décidé en toute conscience et sans la moindre contrition de poursuivre sa promenade
à travers territoires, friches et chemins de traverse populaires. Avec un plaisir
(coupable ?) elle s'est une nouvelle fois plongée dans les productions des pays francophones
et anglo-saxons des XIX<sup>e</sup> et XX<sup>e</sup> siècles. Péché d'orgueil... ou de gourmandise
peut-être... elle a poursuivi ses explorations pluridisciplinaires d'oeuvres souvent marginalisées
par l'institution - mais consacrées par leur succès. Elle ne s'est interdit aucune
incursion dans des domaines habituellement préservés. C'est ainsi qu'elle a érigé son
onzième ouvrage en tribunal «populaire» pour des péchés dits «capitaux».
On ne tente cependant pas impunément un tel rapprochement. Le traitement du
péché par un corpus populaire se révèle parfois déconcertant. Que nous apprend-il
alors sur les mentalités ? Est-il source d'inspiration, de romanesque, de conflit tragique,
moteur d'écriture ? Cette notion bien chrétienne a-t-elle fini par disparaître de la littérature,
comme elle a perdu de sa vigueur dans la société, ou conserve-t-elle sa force
romanesque ?
Les auteurs de cet ouvrage ont traité de la transgression des interdits, du remords
mais aussi de la jouissance du péché, de la punition de la faute, de la condamnation
du pécheur ou de son impunité (il arrive que «le crime paie»...). Leurs regards passionnés
et exigeants ont quelque peu bousculé les références canoniques. Le Péché
devient parfois Vertu. Et, si les trois Mousquetaires étaient quatre, les sept Péchés
capitaux sont désormais huit... S'est invité le plus ardent, le plus irrépressible, probablement
le plus dangereux... le plaisir de la Lecture.