Les deux vies du général Foy : 1775-1825 : guerrier et législateur

Les deux vies du général Foy : 1775-1825 : guerrier et législateur

Les deux vies du général Foy : 1775-1825 : guerrier et législateur
Éditeur: Champ Vallon
2014356 pagesISBN 9782876739703
Format: BrochéLangue : Français

Les deux vies du général Foy

« Guerrier législateur », Maximilien Sébastien Foy (1775-1825) a connu une

apothéose avec ses funérailles qui auraient rassemblé 100 000 personnes sur

le pavé parisien. Partant d'une interrogation sur les raisons de cette affluence,

le présent ouvrage propose la biographie d'un personnage dont l'oubli dans la

mémoire collective questionne sur sa dimension historique.

Le général Foy appartient à une génération qui, optant pour une carrière militaire

dès le début de la Révolution française, connaît une rapide ascension sociale.

Servant dans les armées révolutionnaires puis napoléoniennes de 1792 à 1815,

l'homme a gravi les échelons, mais non sans à-coups. Dénoncé comme « modéré »

en 1793, ce partisan des Girondins n'échappe à la guillotine que grâce au 9 Thermidor.

Mais sa proximité avec le général Moreau le rend suspect aux yeux de

Napoléon Bonaparte, d'autant plus qu'il vote contre le consulat à vie puis contre

l'établissement de l'empire.

Affecté à des postes secondaires, il est envoyé dans la Péninsule ibérique où il

reste de 1808 à 1813, conscient de participer à une « guerre inglorieuse ». L'écroulement

de l'Empire et la Restauration l'amènent à se rallier à Louis XVIII, mais

son attitude pendant les Cent Jours le rend à nouveau suspect aux yeux du pouvoir.

Bifurquant alors vers une carrière politique, élu député de l'Aisne en 1819,

le général Foy devient l'un des chefs de l'opposition libérale. Son talent d'orateur

lui vaut une popularité immédiate. Personnalité du Tout-Paris, il fréquente les

salons, les ateliers des artistes en vue, les théâtres et l'opéra. Ses relations avec le

monde de la banque facilitent son élévation sociale et son enrichissement.

Jean-Claude Caron donne donc à voir les multiples facettes de l'homme public

comme de l'homme privé, défenseur de la liberté et de la propriété, soucieux

d'être un « bon mari » et un « bon père ». Luttant pour que les valeurs de 1789 deviennent

le socle de la France postrévolutionnaire, le général Foy entend qu'elles

garantissent la stabilité sociale et confortent l'hégémonie politique du monde des

notables auquel il appartient. Ni « héros » du roman national ni simple protagoniste

de l'histoire, cet homme au double talent incarne la transition entre deux

époques, quand la France passe de l'Ancien Régime aux débuts du système parlementaire,

par le glaive et par le verbe.

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