Les prénoms effacés : chronique d'une famille italienne immigrée à Marseille à la fin du XIXe siècle

M
arseille, 1891. Dans le quartier de la Belle-de-Mai
- la «petite Italie» comme on disait alors -
une communauté se serre les coudes. L'époque
est difficile pour les petites gens, doublement
pour les immigrés et encore plus pour leurs femmes,
au travail comme au foyer. Parmi elles,
Faustina, tout juste débarquée de sa Toscane
natale avec ses cinq enfants sous le bras, venue
rejoindre Amabilio, son jeune mari, en France
depuis plusieurs mois déjà.
C
'est le destin particulier de cette famille immigrée,
pauvre et digne, et de sa descendance que
l'auteur se propose de nous conter ici. Une histoire
qui s'étend sur plusieurs décennies avec,
comme fil d'Ariane, le choix d'une femme de caractère bien décidée à
s'émanciper des moeurs de son temps et de son milieu.
C
hronique populaire, authentique et captivante, cette page de notre histoire
sociale demeure par ailleurs étonnamment d'actualité.