Les technologies de l'imaginaire : médias et culture à l'ère de la communication totale

Les technologies de l'imaginaire
Médias et culture à l'ère de la communication totale
Quand la communication devient « phénomène extrême », situation qui semble correspondre au stade postmoderne des sociétés d'abondance occidentales, apparaît alors la « transparence du mal » (Baudrillard) : la disparition du contraste, l'impossibilité de la réfutation, l'inutilité du contrôle. On passe de la vigilance à la neutralité, par l'indifférence et l'interaction. Dans la modernité, politique et participation formaient un couple administré par la conscience. Dans la postmodernité, l'interaction se substitue à la participation, tout comme l'économie du quotidien prend la place de la politique. On vit, à fleur de peau, pour le bien et le mal. Il y a de la lumière sans ombre. On est dans l'univers paradoxal de l'action passive, du bien sans le mal, de l'affirmation sans la négation, de la négation de toute négation : la positivité absolue. Quand tout est positif, les technologies de contrôle deviennent obsolètes. Mais qu'est-ce qui prend alors leur place ? Les technologies de l'imaginaire.