La Roche-sur-Yon : une ville capitale

Du château fort et de l'ancien bourg, il ne subsiste que le soubassement des remparts,
la rue de La Roche-sur-Yon et la place de la Vieille-Horloge. Vestiges
d'un passé lointain, méconnu.
Sa situation stratégique au coeur de la Vendée est un atout capital. Élevée au rang de préfecture
par le décret de l'an XII, la ville nouvelle porte l'empreinte de son fondateur,
Napoléon 1<sup>er</sup>.
Créé de toutes pièces au milieu du bocage, le chef-lieu administratif assume son rôle
civilisateur dans la Vendée rebelle. L'urbanisme tiré au cordeau, l'architecture néoclassique
alliant rigueur et fonction, la place Napoléon d'où les routes partent en étoile, tout
affirme le centralisme de l'Empire.
Bourbon-Vendée sous les deux Restaurations, Napoléon pendant les Cent-jours,
Napoléon-Vendée sous le second Empire, la ville retrouve son identité avec son nom
d'origine. Elle se développe au-delà du Pentagone, devenant peu à peu un grand
centre commercial et agricole dont le rayonnement culturel dépasse les frontières du
département.
La ville nouvelle fondée en 1804 fête son bicentenaire. À l'aube du XXI<sup>e</sup> siècle, elle est
sans conteste la capitale reconnue de la Vendée.
La Roche-sur-Yon offre aujourd'hui le visage d'une ville pour tous, ouverte sur le monde,
qui sait mettre en valeur l'héritage de son patrimoine pour se projeter vers l'avenir.
Du haut du rocher de sinople, berceau de l'ancien bourg médiéval, Philippe Gruel nous
emmène à la découverte de la ville nouvelle napoléonienne, composée de paysages
urbains remarquables photographiés par Colette François.