Nuit de chiens

Nuit de chiens
Le chien est le meilleur ami de l'homme mais l'homme, quelquefois, par égoïsme ou indifférence, ne répond pas toujours à cette amitié. Il n'hésite pas à l'abandonner sur les routes ou dans un chenil dès qu'il devient encombrant. Dans ce recueil, Manuel Garrido Palacios nous offre par petites touches très fines un magnifique tableau mettant en relief la générosité désintéressée de l'animal.
Le chien aboie à tout ce qui bouge, pas à la charrette ou à la voiture, mais à la roue, et il court à coté jusqu'à épuisement. Il aboie à la personne qui se dépêche, non à celle qui marche ; aux vociférations, au vacarme, aux disputes, au bruit, aux fusées, aux sirènes, à la guerre, non à la paix. C'est comme s'il venait de ce monde-la et qu'il voulait prévenir l'homme de certaines inutilités, l'avertir que le calme est nécessaire tout comme la vie quotidienne toute simple et non le rythme fracassé de la vie pour la vie. Le chien aboie à tout ce qui déchire le train-train quotidien de la vie, en sachant que la lenteur vaut aussi bien que la hâte : le but est le même.