Arts du langage et théologie aux confins des XIe-XIIe siècles : textes, maîtres, débats

Arts du langage et théologie aux confins des XIe-XIIe siècles : textes, maîtres, débats

Arts du langage et théologie aux confins des XIe-XIIe siècles : textes, maîtres, débats
Éditeur: Brepols
2011ISBN 9782503535180
Format: BrochéLangue : Français

Comment sont nées les écoles parisiennes au début du XII<sup>e</sup> siècle ? Quels ont été

les maîtres et les institutions qui ont compté dans ce processus ? Quelles sont les

caractéristiques particulières de la production savante à cette époque charnière ? Quels

ont été les enjeux des débats de l'époque et étaient-ils en rupture ou en continuité

avec celles qui les précèdent ? Un tel questionnement ne pouvait être tenté que dans

une perspective pluridisciplinaire, en associant historiens, spécialistes de théologie, de

philosophie, des théories du langage (grammaire, logique et rhétorique), des textes

manuscrits. Le travail mené en commun a permis de formuler de nouvelles hypothèses

sur cette période qui est celle de l'émergence de Paris comme centre de savoir et sur les

doctrines produites à l'époque, qui allaient marquer durablement tout le Moyen Âge.

Le premier ensemble de contributions brosse un bilan, synthétique et critique, sur

l'état de la recherche dans les différents domaines concernés : la vie et les écrits

de Guillaume de Champeaux ; les disciplines (grammaire, logique, rhétorique,

théologie) ; les questions méthodologiques que pose l'étude de textes inédits, le

plus souvent anonymes et non datés. Le second propose des contributions originales

sur des thèmes, des auteurs, des doctrines. Le troisième présente deux dossiers de

discussions : l'une autour du commentaire sur Priscien attribué à Jean Scot Erigène,

l'autre sur cette question controversée qu'est l'apparition et la nature du «vocalisme».

Sortent éclairés sous un jour nouveau des personnages connus, comme Anselme de Laon,

Abélard, Hugues de Saint-Victor, d'autres connus mais dont la production était difficile à

identifier, tels Manegold, Roscelin, Guillaume de Champeaux ou Josselin de Soissons, et

également des textes obstinément anonymes, telles les influentes Glosulae super Priscianum.

C'est ainsi le milieu intellectuel parisien du tournant des XI<sup>e</sup> / XII<sup>e</sup> siècles qui se voit mieux

compris, dans toute sa complexité, à partir d'études qui croisent de manière complémentaire

les approches historiques, littéraires et doctrinales.

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