Etats-Unis : la manipulation planétaire

Le premier livre de Michel Bugnon-Mordant, L'Amérique totalitaire : Les
Etats-Unis et la maîtrise du monde , préfacé par Pierre Salinger, avait
déjà lancé un cri d'alarme. Il y décrivait un pays que sa conviction d'être
chargé d'une mission providentielle rendait porteur d'incertitude et de
violence pour les autres nations.
Dans le présent ouvrage, il analyse les circonstances qui font que
loin d'avoir renoncé à leur projet de domination planétaire, les Etats-Unis
sont en passe de le concrétiser. Ce faisant, ils sont susceptibles
d'entraîner l'humanité dans une catastrophe dont l'administration
américaine actuelle ne se soucie nullement. Aux extrémistes fanatiques
de groupuscules islamistes auxquels Washington a donné forme,
armement et soutien logistique, correspond une nébuleuse qui, dans
les cercles du pouvoir américain, dans l'entourage proche du président
Bush et de son clan, fait preuve d'un fanatisme guerrier au moins aussi
pernicieux et aussi lourd de menaces.
Dans cette perspective et à partir des faits et recoupements mis en évidence
par de nombreux experts respectés, les événements du 11 septembre
2001 n'apparaissent pas aussi limpides que la version officielle
américaine avait tenté de le faire croire.
La conclusion de l'auteur n'est guère optimiste : les Etats-Unis, qui se
sont généralement attaqués à des nations faibles, ne seraient pas en
mesure, en dépit de leur puissance, de maîtriser seuls la planète. Ils
n'y parviendront, après avoir renvoyé à l'âge de pierre les pays qui les
gênent, qu'avec la bienveillance des grandes nations européennes et
asiatiques, dont les systèmes démocratiques plus ou moins dévoyés ne
sont plus guère qu'au service de l'intérêt des plus riches. Sous couvert
d'une guerre contre le terrorisme lancée par George W. Bush, il s'agit
plutôt d'une action visant à pérenniser les inégalités entre les nations
et entre les classes sociales, entre les 20 % qui possèdent 80 % des
richesses et les autres.