Main basse sur la terre : land grabbing et nouveau colonialisme

Depuis la grave crise alimentaire de 2008, une véritable ruée sur les terres arables
se déroule dans les pays du Sud. Les fonds de pension et les multinationales du
secteur de l'énergie, ainsi que l'industrie agroalimentaire et certaines nations arabes
et asiatiques, négocient l'achat ou la location de millions d'hectares en Afrique et en
Amérique du Sud. Le land grabbing se pratique au détriment des ressources et des
populations locales, dans un climat de corruption généralisée. Pour la première fois,
un journaliste a mené une enquête de terrain sur cette politique de la terre bradée.
Stefano Liberti a rencontré tous les acteurs en présence, en Éthiopie et au Brésil,
dans le Middle West américain et à la Bourse de Chicago, en passant par l'Arabie
saoudite, la Tanzanie et la Suisse. Au terme de trois années d'investigation, il met
en évidence que l'agriculture constitue la nouvelle «valeur refuge» de la finance
internationale. Publié initialement en Italie, ce livre a déjà été traduit en allemand,
en anglais et en espagnol.