Débordements : études sur l'excès

Second volet des études consacrées à l'excès dans le
monde lusophone, ce recueil examine dépassement,
hors-limite, «surenchère du même» et déconstruction
des structures grammaticales dans la fiction, la poésie, le
théâtre et le cinéma.
Les articles concernant le Portugal s'attachent surtout aux
débordements de la veine satirique et en évaluent les enjeux.
Les poèmes baroques de D. Tomás de Noronha tout comme les
Novelas Exemplares de Gaspar Pires de Rebelo présentent
l'éclatement des règles et des limites de la langue alors qu'une
satire excessive détruit l'effet de réel chez Camilo Castelo
Branco ou institue une «autoréalisation cathartique» pour
José Rodrigues Miguéis. Catharsis et pathos s'érigent en
techniques dans la tragédie romantique de Garrett tandis que
l'excès référentiel et intertextuel caractérise la poésie de Vasco
Graça Moura.
Les études sur le Brésil se penchent davantage sur le langage, la
transgression parémique, discursive, sociale et sur la rhétorique.
Digression et métalepse marquent le roman-feuilleton ; la
représentation idyllique du héros et de la nature caractérise l'indianisme
de José de Alencar. Ce ne sont que débordements de
langage, de forme et de représentation que l'on retrouve chez
Mário de Andrade, João Guimarães Rosa ou Samuel Rawet.
Enfin, féminité, dynamisme et mort, synthétisent l'esprit
baroque des films adaptés du théâtre de Nelson Rodrigues.