L'homme qui ne voulait pas être pape : histoire secrète d'un règne

L'homme qui ne voulait pas être pape
Quand Joseph Ratzinger devient le 265<sup>e</sup> souverain pontife
de l'Église catholique, la foule qui se presse devant la basilique Saint-Pierre est bien loin d'imaginer que cet homme
élu par les cardinaux ne voulait pas être pape.
Benoît XVI pressent que son règne ne sera pas facile et
que les loups guettent, prêts à la moindre faiblesse pour
le faire trébucher. Dans ce système monarchique de droit
divin, cet intellectuel lutte pour purifier l'Église, parler de
Dieu, redonner un sens au rapport entre la foi et la raison.
Très vite, le pontificat est rattrapé par les lois secrètes de
la Curie, gouvernement unique par ses codes, ses coutumes,
ses grandeurs et ses rigidités. Cette véritable tour de contrôle
est alors tenue d'une poigne de fer par le cardinal Bertone
dont le pouvoir sera mis à rude épreuve par l'affaire Vatileaks.
Après la renonciation historique de Benoît XVI et l'élection
du jésuite Bergoglio, l'Église semble entrer dans une nouvelle
ère. Réforme spirituelle, effet de mode ou véritable rupture ?