Le Potomak

Avec ce livre, achevé à l'aube de la Grande Guerre, on assiste à la naissance d'un grand poète-artiste. Comme Jean Cocteau le déclarera lui-même plus tard : «Mon œuvre commence avec Le Potomak ; c'est une sorte de préface.»
Ce montage d'écrits et de dessins méconnus peut surprendre, voire désorienter le lecteur, mais ne saurait le laisser indifférent, car il y découvrira les cruels «Eugènes», les affligeants «Mortimer», ainsi, bien sûr, que le «Potomak», monstrueux pensionnaire d'un aquarium situé sous l'église de la Madeleine.
Basé sur l'édition «définitive», établie par l'auteur en 1924, cet ouvrage inclassable, à la fois étrange et divertissant, était depuis longtemps introuvable. Une centaine d'étonnantes illustrations (dont les très rares «Eugènes de la guerre») accompagne un texte émaillé d'épigrammes éblouissantes, tel le célèbre : «Ce que le public te reproche, cultive-le, c'est toi», dont Cocteau aurait pu faire sa devise.