Les funambules de la précarité : vendeurs de journaux et mendiants du métro parisien

Funambules de la précarité
Françoise a 55 ans. Depuis sept ans, tous les matins, elle est dans le métro parisien, journaux sous le bras, prête à entamer sa journée : « Bonjour messieurs-dames, excusez-moi de vous déranger pendant votre trajet, car je suis consciente que nous sommes nombreux à passer dans les rames. Je vous propose pour 2 € ce petit fascicule : Les restos de Paris. Je vous remercie de votre gentillesse et de votre compréhension, et je vous souhaite à tous une agréable journée. »
Françoise n'est pas la seule. Lisa, Michel, Thierry, Véro, Robert, Jean-Claude, Christian,
Claire, Dim, Gilbert, Lucien... sont là aussi. Certains vendent des journaux de rue, d'autres font la manche...
Qui sont ces personnes ? Comment vivent-elles ? Quel malaise leur présence traduit-elle ? À travers des témoignages recueillis sur le terrain, Vanessa Stettinger, qui a partagé leur vie pendant de longs mois, dresse un portrait émouvant de ces personnes en situation de grande précarité.