Marie de Montpellier : un combat de femme au temps de Philippe-Auguste

En 1204, Marie devient seigneur de Montpellier et épouse
le grand roi Pierre d'Aragon. Attachée à sa ville et à son
développement, elle incarne l'intelligence et la tolérance de
la civilisation occitane, alors à son apogée. Juifs, sarrasins,
catholiques et cathares vivent en bonne intelligence sur ses
terres, contribuant, de façon décisive, au dynamisme de la
ville, alors plus proche du royaume d'Aragon que de celui de
France.
Mais c'est le moment où la croisade des barons du Nord
contre les cathares s'abat sur l'Occitanie. Marie, habilement,
compose, évitant à Montpellier la destruction et le
carnage. En même temps, elle doit lutter contre son époux
qui n'en voulait qu'à ses biens et prend en otage son fils,
Jacques, futur Jacques d'Aragon, dit le Conquérant. Un
moment alliée du pape, bientôt abandonnée de lui, Marie de
Montpellier, malade, se rendra à Rome en 1213, où le Saint-Père
la rétablira dans tous ses droits, peu avant sa mort.