Femmes et gens d'Eglise dans la France classique : XVIIe-XVIIIe siècle

Le présent ouvrage relève trois défis :
- Présenter le rapport des ecclésiastiques avec la femme dans la
France classique.
- Montrer que l'Église se comporte de manière plutôt moins
misogyne que les autres témoins de la société civile (magistrats,
médecins, philosophes). Elle défend souvent la femme dans ses
revendications à une éducation spécifique, elle dénonce les
vocations forcées des jeunes filles de grandes familles poussées
au couvent, elle revendique pour la femme une place essentielle
dans la vie de famille et l'éducation des enfants, elle définit au
bénéfice de la femme le droit du mariage, elle offre aux femmes
- au sein des paroisses, confréries, congrégations, abbayes -
une promotion sociale et intellectuelle exceptionnelle.
- compléter en amont le travail fondateur de Claude Langlois
sur le catholicisme au féminin du XIX<sup>e</sup> siècle ( Le Catholicisme
au féminin , Paris, Éd. du Cerf, 1984).
L'auteur définit et spécifie le genre féminin dans la culture de la
France classique. Il présente la femme dans les différents âges
de sa vie et dans ses divers états sociaux. Il étudie spécifiquement
la relation des femmes et des prêtres dans la France classique.
Cet essai montre le danger de l'anachronisme du jugement
contemporain qui analyse une époque culturelle spécifique avec
le regard et les critères d'aujourd'hui en ce qui concerne l'égalité
des sexes.