Jeu de mains, jeu de Toulousains

Rares sont les clubs qui ont donné leur nom à une technique, comme le Stade de Reims
et le corner «à la rémoise» au football. Le Stade Toulousain a fait mieux : il a défini un
style, une forme de jeu globale et non une simple et fugace phase tactique, qui est devenu
sa marque de fabrique et même son identité. Le «jeu à la toulousaine», fait de mouvement et
de fluidité dans la circulation du ballon, s'est imposé comme une référence dans le rugby à partir
des années 1980. Une sorte de signature pour les serial winners en rouge et noir, recordmen
des titres de champions de France comme de champions d'Europe...
Dans la foulée de glorieux anciens, Pierre Villepreux, Jean-Claude Skrela, Guy Novès et
quelques joueurs d'exception (Jean-Pierre Rives, Denis Charvet, Éric Bonneval, Albert Cigagna,
Didier Codorniou...) ont initié, mis en oeuvre, fignolé cette conception novatrice du jeu. D'autres
l'ont reçue en héritage et l'ont fait fructifier en marchant dans leurs pas et en apportant
- pourquoi pas ? - leur propre contribution, à l'image de Christophe Deylaud,
Christian Califano, Émile Ntamack, Fabien Pelous, Yannick Bru,
Frédéric Michalak, Jean-Baptiste Élissalde, William Servat,
Vincent Clerc, Yannick Nyanga, Thierry Dusautoir...
Ils sont tous réunis, eux et bien d'autres, en textes et en photos,
dans cet ouvrage, ode à la gloire du «jeu à la toulousaine» et de ses
meilleurs interprètes.
L'oeil de Pierre Villepreux se pose sur chacun d'eux, comme
il le ferait sur des enfants prodiges. Prodiges du jeu de rugby,
évidemment.