Un homme d'altitude, Gilles de La Rocque : fondateur de la Facim

Ses amis le décrivaient comme un «romantique au service d'un
idéal». Gilles de La Rocque était certes un utopiste mais également un
organisateur, enthousiaste et mélomane, un bâtisseur imaginatif, créateur
de la Fondation pour l'action culturelle internationale en montagne
(Facim), du centre de congrès et de l'auditorium du Jardin alpin de
Courchevel. Directeur entre 1960 et 1982 de l'office de tourisme de cette
grande station de ski des Trois vallées dont il fut l'infatigable ambassadeur,
cet ancien journaliste avait auparavant lancé en pleine guerre froide
le Ski club international pour réunir ses confrères des deux côtés
du rideau de fer.
Décédé en novembre 2001, Gilles de La Rocque fut habité toute
sa vie par une triple passion : la montagne, la musique et le rapprochement
Est-Ouest. Il fut aussi, et par-dessus tout, le défenseur acharné de la
mémoire de son père, le colonel de La Rocque, ancien président des
Croix de feu et du Parti social français, résistant et déporté, longtemps
victime de l'injustice de l'histoire officielle.
Ce livre retrace le parcours d'un pur, convaincu que la montagne
rapproche les hommes et que «près des cimes, les masques tombent».
Au pays de la neige, comme le rappelle Hervé Gaymard en préface,
«la trace est toujours plus longue que le pas».