Les Castillon du Perron : de la Touraine à la Charente, de Nantes à Bordeaux, une dynastie de négociants

Les premiers Castillon officiellement connus sont originaires
d'Azay-le-Rideau en Touraine, où ils possédaient un certain nombre de
fiefs : Les Roches, La Tendrinière, Le Gerfault, La Couisnière...
Dès avant la fin du XVI<sup>e</sup> siècle, avant même que l'un d'entre eux
ne songe à ajouter à son patronyme le nom d'un autre de leurs fiefs,
Le Perron, ils étaient marchands et vendaient les produits de leurs
terres.
Au XVIII<sup>e</sup> siècle, ils devinrent négociants lorsque deux d'entre eux
partirent à Nantes, puis à Bordeaux armer des bateaux et commercer
avec Saint-Domingue. Mais, la révolte des noirs et la condamnation à
mort sous la Terreur de l'un d'eux, Abraham, mirent fin à l'entreprise.
La plupart des descendants de celui-ci quittèrent alors le port de la
Lune et ses odeurs d'épices pour remonter vers les rives apaisées de la
Charente, « la plus belle rivière de France ». Là, que ce soit à Tonnay-Charente
ou à Cognac, avec d'autres familles avec lesquelles ils tissèrent
des liens, ils participèrent à l'épopée, tout au long du XIX<sup>e</sup> siècle
de cette fameuse eau-de-vie ambrée, le cognac, qui fit la richesse de
cette région.
Leurs armes sont « de gueule à trois tours d'argent 2 et 1 » qu'ils
transformèrent sur l'étiquette de leurs bouteilles en trois tonneaux.