Le flou du miroir

Le flou du miroir
Pour vivre heureux, vivons cachés... un adage qu'Hanna s'efforce d'appliquer depuis l'enfance... La société se méfie des différences comme de la peste et Hanna sait depuis longtemps qu'elle est née différente : elle abrite en elle une autre personne, un être secret qui la domine et la protège à la fois. Hanna devient parfois cet autre.
Adulte, la vie semble lui sourire jusqu'à la perte d'un bébé et puis le décès de sa mère. Courage ? Réflexe ? Elle assume puisqu'elle a tout pour être heureuse : une superbe maison, un mari attentionné, deux grands enfants bien éduqués et un métier intéressant.
L'apparence que renvoie le miroir de sa vie.
Mais à 43 ans, Hanna n'est plus que l'ombre d'un être humain : elle a franchi sans s'en rendre compte la porte entre la raison et la folie, dans un monde irréel où les seules couleurs sont le noir et le gris. Cacher son secret et paraître une femme normale devient difficile au point que son corps refuse de s'alimenter. La dépression la ronge et un jour, la mort lui semble plus supportable que la vie.
Le jour où Hanna se taillade les veines, c'est un pas vers la mort qui se transforme en renaissance. Avec l'aide d'un psychanalyste, elle explore les souterrains de sa mémoire, elle déterre peu à peu les peurs qui l'habitent et trouve la clé de son secret.
Les mots sont une thérapie plus efficace que tous les médicaments qu'on lui propose. Ces mots et ces souvenirs vont effacer peu à peu le flou du miroir et refléter l'image réelle de ce qui l'a construite et détruite à la fois : un homme qu'elle craint, qu'elle aime... son père.