L'enquête interrompue

Quelqu'un a essayé de tuer le vice-commissaire
ambrosio. Sans doute est-ce un
avertissement. L'enquête qu'on lui a
confiée paraît pourtant banale : un
journaliste assassiné la nuit dans un parc,
délesté de son portefeuille et de sa
montre. L'insécurité ordinaire des villes.
Mais ambrosio ne croit pas à la banalité. Le
journaliste avait rendez-vous avec la
femme de son patron, propriétaire d'un
journal qui «dérange» souvent les
hommes politiques. Et au cours de la soirée
précédant le meurtre, le couple avait
croisé un ancien colonel des services
secrets et deux attachés de l'ambassade
soviétique...
Voici la quatrième enquête du «maigret
italien», marquée par le désenchantement.
Bien qu'il soit promu au grade de
commissaire à la fin de l'histoire, cette
affaire laisse à ambrosio le goût de
l'amertume et de la colère face aux
agissements des hommes de pouvoir.
À travers la ville de milan où opère son
héros, renato olivieri poursuit sa
chronique subtile et lucide de l'italie des
années soixante-dix.