Les gardes nationaux, 1813-1814 : les oubliés de l'épopée. Dictionnaire des gardes nationaux activés victimes des combats

Dans les dernières années de l'Empire,
Napoléon I<sup>er</sup> a largement complété ses troupes
avec des gardes nationaux, c'est-à-dire des
villageois ou des citadins qui n'avaient pas de véritable
formation militaire mais qu'on a néanmoins réquisitionnés
et envoyés au feu lors de la campagne de
France de 1813-1814. Derniers arrivés et premiers tués, ils restent les grands oubliés
de l'épopée militaire du premier Empire.
Après le rappel des origines de la garde nationale et de son histoire, Jean-Pierre Mir
détaille dans l'ouvrage le rôle des gardes nationaux lors des deux terribles années 1813
et 1814. Il publie des correspondances administratives et des directives de l'Empereur,
montrant bien qu'on envoyait ces hommes, souvent mariés et pères de famille, à une
mort quasi certaine. Il souligne le courage de ces recrues, qui se sont battues et se sont
fait tuer bien plus héroïquement que l'on ne s'y attendait. L'histoire de la fameuse
colonne Pactod, décimée à Fère-Champenoise après avoir résisté jusqu'au dernier
carré, en est un exemple émouvant.
L'ouvrage est suivi d'un dictionnaire biographique de deux mille gardes nationaux
activés et tombés au combat en 1813 ou en 1814. Une façon pour l'auteur de rendre
hommage à ces morts pour la France oubliés.