Revue internationale des sciences sociales, n° 163. Nouveaux rôles de l'Etat

La Revue internationale des sciences, créée en 1949 par l'UNESCO, est publiée en cinq langues : anglais, français, arabe, chinais et russe ; une version en espagnol est disponible sur l'Internet. Elle vise à rapprocher les communautés de spécialistes des sciences sociales, et à porter devant un public international des informations et des discussions en sciences sociales, déjà familières aux milieux spécialisés.
Chaque livraison est consacrée à un thème particulier. Les articles de chaque livraison sont commandés par le rédacteur en chef en collaboration avec un conseiller de la rédaction pour le numéro. Des manuscrits non commandés peuvent aussi être pris en considération, paraissant sous les rubriques <<tribune libre=""/>>. <<le des="" milieu="" sciences="" sociales=""/>> (articles sur des questions professionnelles dans le domaine des sciences sociales) et <<dossiers ouverts=""/>> (articles faisant suite à des échanges de vues thématiques antérieurs). Pour plus d'informations sur l'abonnement, voir la troisième de couverture.
Au XX<sup>e</sup> siècle, la puissance étatique a pu être un instrument de guerre et de destruction, et tout autant un moteur de la croissance économique : les Etats ont mis en place des systèmes publics de protection sociale en matière de chômage, d'assurance maladie et de retraite, mais ils ont aussi créé de lourdes bureaucraties et des entreprises largement inefficaces. A l'heure actuelle, la tendance s'oriente de plus en plus vers une réduction drastique du rôle de l'Etat, alors que démocratisation, libéralisation, déréglementation et privatisation sont devenues les maîtres mots. Quelles sont les expériences qui ont réussi, celles qui ont échoué, et celles qui appellent des révisions en profondeur ? L'exemple de pays tels que l'Allemagne, la République de Corée ou la Fédération de Russie ne nous conduit-il pas à penser que le balancier est allé trop loin à certains égards ? Telles sont les questions auxquelles tentent de répondre les articles du présent numéro de la Revue internationale des sciences sociales.