De la biologie... à la robotique

En France, comme dans tous les pays industrialisés, le
niveau des soins donnés aux patients progresse sans
cesse. Dans ce contexte de santé publique accessible à
tous, les dépenses de santé augmentent continuellement
et, d'après les statisticiens, si rien n'est fait, dans un peu
plus de 50 ans, la totalité du budget de la France devra
être consacrée à la santé.
Pour l'équilibre du budget, il paraît nécessaire de mettre
en oeuvre des solutions : responsabiliser le patient, veiller
peut-être à ce que soient pris en charge par des assurances
spécifiques certains accidents, ou encore réorganiser les
professionnels vers un plus en fiabilité et efficacité.
Pour la biologie, des propositions de restructuration ont
été formulées depuis près de 10 ans en France ; c'est
une première étape vers l'optimisation des moyens,
permettant d'être concurrentiel au sein de structures
européennes puissamment équipées.
Dans ce contexte, la robotique paraît inévitable pour
résister à l'augmentation des dépenses publiques mais
elle doit s'intégrer au sein d'une profession restructurée.
Les possibilités nouvelles offertes tant par le
démembrement que par les sociétés de participations
financières pour les professions libérales ouvrent
probablement un nouveau chapitre de l'histoire de la
biologie médicale. Les biologistes doivent prendre en
mains leur avenir pour faire partie intégrante du
processus de réorganisation de leur profession à
l'échelle de l'Europe.